Procès des Khmers Rouges Kampot by Cleho
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Archives pour la catégorie "Articles"

mercredi 23 novembre 2011

Khieu Samphan a succédé à Norodom Sihanouk à la présidence du Praesidium du Kampuchea démocratique en 1976. L'équivalent du statut de chef de l'Etat sans être doté des mêmes pouvoirs. (Anne-Laure Porée)

Après les déclarations liminaires des procureurs, présentées le 21 et le 22 novembre, les accusés ont pu répondre aux arguments avancés par l’accusation. A travers leurs interventions se dessinent leurs lignes de défense.
Nuon Chea : la faute aux appétits vietnamiens.
Ieng Sary : le silence de l’amnistié.
Khieu Samphan : le dignitaire qui ne savait rien.

mercredi 23 novembre 2011

Courte déclaration de Ieng Sary. (Anne-Laure Porée)

Après les déclarations liminaires des procureurs, présentées le 21 et le 22 novembre, les accusés ont pu répondre aux arguments avancés par l’accusation. A travers leurs interventions se dessinent leurs lignes de défense.
Nuon Chea : la faute aux Vietnamiens.
Ieng Sary : le silence de l’amnistié.
Khieu Samphan : le dignitaire qui ne savait rien.

mardi 22 novembre 2011

Nuon Chea. (Anne-Laure Porée)

Les audiences au fond du procès 2 s’ouvrent enfin à Phnom Penh. Ieng Sary, Khieu Samphan et Nuon Chea sont présents, assistés de tous leurs avocats. Ils sont poursuivis pour génocide, crimes contre l’humanité, violations graves des conventions de Genève du 12 août 1949. Ils sont accusés d’avoir commis, planifié, incité à commettre, ordonné ou encouragé à commettre les crimes énoncés ou sont considérés comme pouvant être tenus responsable du fait de leur position hiérarchique. Face aux accusés, 11 victimes, dont le rescapé de S21 Chum Mey, siègent derrière leurs avocats pour représenter les 3 866 parties civiles qui ont porté plainte dans ce dossier. La salle qui peut accueillir un public de près de 500 personnes est pleine : bonzes, étudiants, parties civiles, villageois…

dimanche 20 novembre 2011

Recueillement au charnier de Chœung Ek à la veille de l'ouverture des audiences au fond. (Anne-Laure Porée)

Ce lundi 21 novembre 2011 débutent à Phnom Penh les audiences sur le fond du procès des anciens dirigeants khmers rouges, dont le régime a conduit plus du quart de la population cambodgienne à la mort entre 1975 et 1979. L’un des enjeux majeurs pour le tribunal va être de rétablir la confiance.

mercredi 26 octobre 2011

Pourquoi le juge Blunk a-t-il démissionné ? Peut-être pas seulement pour des questions d'interférences politiques... (Anne-Laure Porée)

Le document publié par la Chambre préliminaire le 25 octobre n’annonce pas seulement le rejet de la participation de Robert Hamill en tant que partie civile dans le litigieux cas 3. Ce document est aussi une charge contre les juges d’instruction car les juges internationaux Katinka Lahuis et Rowan Downing, en expliquant leur point de vue dissident, offrent une liste précise des dysfonctionnements du bureau des juges d’instruction où les bases du métier: éthique, impartialité, équité, sont drôlement ébranlées.

jeudi 20 octobre 2011

Le débat des dernières audiences portait sur l'état de santé de Ieng Thirith, ancienne ministre khmère rouge des Affaires sociales photographiée ici le 19 octobre 2011. (CETC)

Après avoir entendu fin août 2011 puis les 19 et 20 octobre différents experts sur l’état de santé de Ieng Thirith, les juges de la chambre de première instance des CETC ont finalement demandé aux parties leur avis sur une disjonction du cas Ieng Thirith. Concrètement une telle disjonction signifierait que le sort de l’ancienne ministre khmère rouge de l’Action sociale se jouerait à part ou, si elle était déclarée en incapacité à suivre son procès, ne se jouerait pas du tout… Tour d’horizon des différents points de vue.

mercredi 19 octobre 2011

Elisabeth Simmoneau-Fort, co-avocate principale, déclare que "chaque partie civile doit avoir l'impression qu'elle reçoit une forme d'indemnisation qui atténue sa souffrance". C'est d'autant plus vrai, insiste-t-elle que le procès étant scindé en plusieurs, toutes les parties civiles ne participeront pas aux audiences. (Anne-Laure Porée)

Les audiences sur le fond du procès 2 commenceront le 21 novembre malgré l’absence de financements pour assurer le fonctionnement du tribunal en 2012. En amont de ces audiences, une demie journée vient d’être consacrée aux demandes de réparations des parties civiles. Devant la cour, les avocats ont fait front commun pour défendre la place des parties civiles au procès et leurs projets de demandes de réparation.

jeudi 13 octobre 2011

"Dans les crimes de masse, la présence des parties civiles est fondamentale surtout si on veut mettre en place, ensuite, un système de réconciliation", explique Olivier Bahougne, avocat des parties civiles. (Anne-Laure Porée)

Les avocats des parties civiles se sentent comme mis sur le banc de touche depuis que, le 6 juillet 2011, la Chambre de première instance a restreint l’accès à l’expertise médicale de Ieng Thirith et Nuon Chea, à la demande de la défense. Le compromis imaginé par les juges a été de remettre le dossier médical aux seuls co-avocats principaux et de leur laisser le choix de la distribution dans leurs rangs. La mise hors-jeu des avocats mandatés par près de 3 900 parties civiles fait grincer des dents et repose la question de la voix des victimes dans le procès 2.

mercredi 12 octobre 2011

Que restera-t-il dans l'histoire si le tribunal n'a le temps de juger les anciens dirigeants khmers rouges que dans un premier dossier axé autour des "déplacements forcés" ? (Anne-Laure Porée)

Si les juges de la Chambre de première instance ont décidé de séparer le procès 2 en plusieurs dossiers, c’est pour accélérer le processus judiciaire dont la lenteur est plus que préoccupante au regard de l’âge des accusés et pour raccourcir la durée du procès. Mais cette décision ne fait pas l’unanimité même si tout le monde s’accorde sur l’urgence de démarrer les audiences sur le fond.

lundi 10 octobre 2011

piqure

Le juge d’instruction international Siegfried Blunk a démissionné samedi 8 octobre 2011 du tribunal chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges. L’argument de ce départ soudain, ce sont les constantes interférences politiques que le gouvernement cambodgien diffuse par voie de presse et qui l’empêchent de mener sa mission à bien. Le juge Blunk adopte ainsi une sortie théâtrale tandis que dans les coulisses des CETC c’est le soulagement. Selon certains, sa gestion des cas 3 et 4 était en passe de torpiller tout le travail du tribunal.

en bref

Ieng Thirith est morte

dimanche 23 août 2015

L’ancienne ministre des Affaires sociales du Kampuchea démocratique et ex-belle-sœur de Pol Pot, est décédée samedi 22 août à 10h30 à Païlin à l’âge de 83 ans. Elle avait été poursuivie dans le procès 002 aux côtés de son mari Ieng Sary (mort en mars 2013), Nuon Chea et Khieu Samphan pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève mais comme elle était atteinte d’une maladie dégénérative de type Alzheimer, elle avait été jugée inapte au procès et libérée en septembre 2012.

L’instruction en stand-by

mardi 17 janvier 2012

Après la démission du juge d’instruction Siegfried Blunk en octobre dernier, sous prétexte d’interférences politiques, aucun remplaçant n’a été nommé au côté du juge d’instruction cambodgien You Bunleng. La logique aurait été que le juge de réserve, le Suisse Laurent Kasper-Ansermet (en poste depuis décembre 2010), prenne le relais mais sa nomination du côté khmer, par le Conseil suprême de la magistrature tarde. La presse locale évoque un bras de fer engagé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien depuis plusieurs mois. Le juge Kasper-Ansermet estime que les raisons sont politiques car il est favorable à une instruction dans les très controversés cas 3 et 4. Pour la petite histoire, le juge You Bunleng qui refuse de collaborer avec le juge suisse tant qu’il n’est pas nommé officiellement par l’institution cambodgienne, siège justement au Conseil suprême de la magistrature…

Ieng Thirith : pas de libération, son état sera réévalué dans six mois

mardi 13 décembre 2011

La cour suprême avait prévenu qu’elle avait besoin d’un délai, elle a poussé jusqu’en fin de journée ce 13 décembre avant de rendre publique sa décision de ne pas relâcher Ieng Thirith et de réévaluer l’état de santé de l’accusée dans six mois. Pour rappel, la chambre de première instance avait considéré que Ieng Thirith n’était pas en état d’être jugée, compte tenu de sa santé (elle est atteinte d’une maladie de type Alzheimer) mais n’avait pu se déterminer sur quoi faire : la relâcher, la faire traiter pour tenter d’améliorer son état…
La cour suprême considère qu’un traitement médical doit être tenté sur une période de six mois, selon les recommandations du Pr Campbell. Elle déplore que toutes les mesures possibles n’aient pas été explorées pour améliorer la santé mentale de l’accusée.
La cour estime qu’une amélioration est peut-être accessible dans le temps nécessaire à la procédure. Si une hospitalisation est nécessaire pour l’administration du traitement, elle sera prise en charge par les CETC.
Le 13 décembre, une paysanne déclarait au tribunal : «Je ne comprends pas, j’ai beaucoup plus souffert de la faim que Ieng Thirith sous les Khmers rouges, j’ai beaucoup plus souffert de la faim qu’elle après les Khmers rouges, elle, elle mangeait bien avec les Khmers rouges. Pourquoi elle perd la mémoire et pas moi?» Pour nombre de Cambodgiens, la libération potentielle de Ieng Thirith serait incompréhensible.

CETC, demandez le programme !

mercredi 7 décembre 2011

La confusion régnait déjà le 6 décembre sur l’agenda de la cour, elle s’est prolongée ce mercredi 7 décembre. Klan Fit, partie civile venue du Ratanakiri, n’était pas en forme ce matin. Il n’a donc pas fini de répondre aux questions. Les juges sont passés à Romam Yun, autre partie civile venue du Ratanakiri. Mais après les questions du co-avocat principal des parties civiles et des co-procureurs, il était déjà midi, l’heure sacrée de la pause déjeuner. «Ahhhhh!» soupire alors le président Nil Nonn en regardant sa montre. «Le temps file et il reste encore beaucoup de choses à faire. Le déroulement de la procédure diffère un peu de ce que la chambre avait envisagé…»
Empêtré dans l’agenda ? Non… Le président décide, ça sauve les apparences. La défense n’a pas encore posé ses questions mais le président invite Romam Yun à revenir plus tard. Quand ? Aucune précision n’est donnée. Klan Fit devra revenir lui aussi. La défense ne l’a pas non plus interrogé. La priorité du jour est donnée à l’audition de Long Narin, qui a un état de santé fragile et qui doit être entendu en visio conférence.
En cas de problème, «quel est le plan B?», demande l’avocat de Nuon Chea, Andy Ianuzzy. Pas de plan B, tranche la juge Silvia Cartwright. «Il faut faire preuve de souplesse.»
La seule chose claire pendant ces deux jours c’est que l’accusation et les avocats des parties civiles cherchent à démontrer, par leurs questions, que la politique des Khmers rouges était en application dans les zones sous leur contrôle avant 1975.

La cour suprême ne tient pas les délais

mardi 6 décembre 2011

Cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath. (Anne-Laure Porée)

Tandis que se déroule ce mardi la cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath (photo), la cour suprême des CETC, qui avait promis un jugement final pour Duch avant la fin 2011 et l’a repoussé au 3 février 2012, accuse aujourd’hui un nouveau délai concernant Ieng Thirith. La cour suprême, saisie par le bureau des procureurs, avait quinze jours pour se prononcer sur le cas de l’ancienne ministre de l’Action sociale, que les magistrats de la chambre de première instance estiment inapte à être jugée. La cour suprême ne rendra pas sa décision dans le délai imparti, elle a repoussé à la date du 13 décembre en invoquant des «circonstances exceptionnelles». Le cas est complexe disent les juges…

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