Procès des Khmers Rouges Kampot by Cleho
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Archives pour la catégorie "Entretiens"

mardi 15 juin 2010

Vann Nath photographié au cours d'un atelier avec Sera et une dizaine de jeunes artistes cambodgiens au centre Bophana au début de l'année 2009. (Anne-Laure Porée)

Vann Nath est l’un des seuls rescapés encore en vie de S21. Peintre de métier, il a réalisé les tableaux du musée du génocide de Toul Sleng, à Phnom Penh, dans lesquels il décrit le quotidien des prisonniers. Témoin dans le procès contre Duch, il appréhende le verdict, sans grand espoir d’une condamnation à la hauteur de ses attentes. (Cet entretien a eu lieu en mars 2010 mais n’a pu être diffusé sur ce blog plus tôt car il a servi de base à une publication).

samedi 28 novembre 2009

François Roux lors de sa plaidoirie le 26 novembre 2009. (Anne-Laure Porée)

Vendredi 27 novembre 2009, dernier jour d’audience du procès de Duch. Vingt minutes avant la fin, l’accusé prend la parole, pressé par le président de la cour de répondre à un doute qui habite les magistrats et le public depuis mercredi : son avocat cambodgien a demandé l’acquittement, son avocat français a continué à plaider les circonstances atténuantes, quelle est donc sa position ? Duch se lève. Il déclare solennellement aux juges qu’il a toujours coopéré avec le tribunal, qu’il est détenu « depuis 10 ans, 16 mois et 18 jours ». « Je demande à la chambre de me remettre en liberté. » Entretien avec François Roux, l’avocat français de Duch, au lendemain de cette trahison théâtrale.

dimanche 30 août 2009

John Vink en pleine action. (Anne-Laure Porée)

John Vink, photographe belge de l’agence Magnum, n’aime pas les photographies spectaculaires. Il se qualifie volontiers de « photographe d’après-guerre » cherchant à traduire l’incidence des conflits sur les populations qui les ont subis. John Vink suit au quotidien le procès de Duch. Il a mis les pieds pour la première fois au Cambodge un jour de juin 1989 pour remplacer Françoise Huguier au pied levé et accompagner en reportage Serge Daney venu faire un état des lieux du Cambodge pour le journal Libération.
John Vink s’est fixé à Phnom Penh en 2000. Une sélection de ses photographies sur le procès est actuellement présentée à Phnom Penh à la Chinese House.

vendredi 3 avril 2009

Des lycéens attentifs à la déclaration de Duch. (Anne-Laure Porée)

Vendredi 3 avril, les élèves de première et terminale du lycée français de Phnom Penh qui l’avaient souhaité visionnaient les déclarations de Duch et de ses deux avocats, Kar Savuth et François Roux.

samedi 7 mars 2009

(photo Anne-Laure Porée)

Entretien avec Richard Rechtman, psychiatre et anthropologue

en bref

Ieng Thirith est morte

dimanche 23 août 2015

L’ancienne ministre des Affaires sociales du Kampuchea démocratique et ex-belle-sœur de Pol Pot, est décédée samedi 22 août à 10h30 à Païlin à l’âge de 83 ans. Elle avait été poursuivie dans le procès 002 aux côtés de son mari Ieng Sary (mort en mars 2013), Nuon Chea et Khieu Samphan pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève mais comme elle était atteinte d’une maladie dégénérative de type Alzheimer, elle avait été jugée inapte au procès et libérée en septembre 2012.

L’instruction en stand-by

mardi 17 janvier 2012

Après la démission du juge d’instruction Siegfried Blunk en octobre dernier, sous prétexte d’interférences politiques, aucun remplaçant n’a été nommé au côté du juge d’instruction cambodgien You Bunleng. La logique aurait été que le juge de réserve, le Suisse Laurent Kasper-Ansermet (en poste depuis décembre 2010), prenne le relais mais sa nomination du côté khmer, par le Conseil suprême de la magistrature tarde. La presse locale évoque un bras de fer engagé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien depuis plusieurs mois. Le juge Kasper-Ansermet estime que les raisons sont politiques car il est favorable à une instruction dans les très controversés cas 3 et 4. Pour la petite histoire, le juge You Bunleng qui refuse de collaborer avec le juge suisse tant qu’il n’est pas nommé officiellement par l’institution cambodgienne, siège justement au Conseil suprême de la magistrature…

Ieng Thirith : pas de libération, son état sera réévalué dans six mois

mardi 13 décembre 2011

La cour suprême avait prévenu qu’elle avait besoin d’un délai, elle a poussé jusqu’en fin de journée ce 13 décembre avant de rendre publique sa décision de ne pas relâcher Ieng Thirith et de réévaluer l’état de santé de l’accusée dans six mois. Pour rappel, la chambre de première instance avait considéré que Ieng Thirith n’était pas en état d’être jugée, compte tenu de sa santé (elle est atteinte d’une maladie de type Alzheimer) mais n’avait pu se déterminer sur quoi faire : la relâcher, la faire traiter pour tenter d’améliorer son état…
La cour suprême considère qu’un traitement médical doit être tenté sur une période de six mois, selon les recommandations du Pr Campbell. Elle déplore que toutes les mesures possibles n’aient pas été explorées pour améliorer la santé mentale de l’accusée.
La cour estime qu’une amélioration est peut-être accessible dans le temps nécessaire à la procédure. Si une hospitalisation est nécessaire pour l’administration du traitement, elle sera prise en charge par les CETC.
Le 13 décembre, une paysanne déclarait au tribunal : «Je ne comprends pas, j’ai beaucoup plus souffert de la faim que Ieng Thirith sous les Khmers rouges, j’ai beaucoup plus souffert de la faim qu’elle après les Khmers rouges, elle, elle mangeait bien avec les Khmers rouges. Pourquoi elle perd la mémoire et pas moi?» Pour nombre de Cambodgiens, la libération potentielle de Ieng Thirith serait incompréhensible.

CETC, demandez le programme !

mercredi 7 décembre 2011

La confusion régnait déjà le 6 décembre sur l’agenda de la cour, elle s’est prolongée ce mercredi 7 décembre. Klan Fit, partie civile venue du Ratanakiri, n’était pas en forme ce matin. Il n’a donc pas fini de répondre aux questions. Les juges sont passés à Romam Yun, autre partie civile venue du Ratanakiri. Mais après les questions du co-avocat principal des parties civiles et des co-procureurs, il était déjà midi, l’heure sacrée de la pause déjeuner. «Ahhhhh!» soupire alors le président Nil Nonn en regardant sa montre. «Le temps file et il reste encore beaucoup de choses à faire. Le déroulement de la procédure diffère un peu de ce que la chambre avait envisagé…»
Empêtré dans l’agenda ? Non… Le président décide, ça sauve les apparences. La défense n’a pas encore posé ses questions mais le président invite Romam Yun à revenir plus tard. Quand ? Aucune précision n’est donnée. Klan Fit devra revenir lui aussi. La défense ne l’a pas non plus interrogé. La priorité du jour est donnée à l’audition de Long Narin, qui a un état de santé fragile et qui doit être entendu en visio conférence.
En cas de problème, «quel est le plan B?», demande l’avocat de Nuon Chea, Andy Ianuzzy. Pas de plan B, tranche la juge Silvia Cartwright. «Il faut faire preuve de souplesse.»
La seule chose claire pendant ces deux jours c’est que l’accusation et les avocats des parties civiles cherchent à démontrer, par leurs questions, que la politique des Khmers rouges était en application dans les zones sous leur contrôle avant 1975.

La cour suprême ne tient pas les délais

mardi 6 décembre 2011

Cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath. (Anne-Laure Porée)

Tandis que se déroule ce mardi la cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath (photo), la cour suprême des CETC, qui avait promis un jugement final pour Duch avant la fin 2011 et l’a repoussé au 3 février 2012, accuse aujourd’hui un nouveau délai concernant Ieng Thirith. La cour suprême, saisie par le bureau des procureurs, avait quinze jours pour se prononcer sur le cas de l’ancienne ministre de l’Action sociale, que les magistrats de la chambre de première instance estiment inapte à être jugée. La cour suprême ne rendra pas sa décision dans le délai imparti, elle a repoussé à la date du 13 décembre en invoquant des «circonstances exceptionnelles». Le cas est complexe disent les juges…

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