Procès des Khmers Rouges Kampot by Cleho
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Archives pour juin 2009

mardi 30 juin 2009

Chum Mey

mardi 30 juin 2009

Le bureau des co-procureurs, qui a bien du mal à mener l’accusation, s’est lancé dans une nouvelle démonstration en images. A force de ne pas se poser de questions d’éthique ni même de principe, les co-procureurs risquent bien de décrédibiliser définitivement leur travail.

mardi 30 juin 2009

Chum Mey, survivant et partie civile au procès, a témoigné une journée au tribunal. (Anne-Laure Porée)

Chum Mey, 79 ans, est le deuxième survivant de S21 à être entendu par le tribunal de Kambol. Les parties civiles ont tenté de rattraper le ratage de l’audience de Vann Nath mais des couacs font grincer la machine.

lundi 29 juin 2009

Vann Nath, un témoin crucial pour l'histoire de S21. (Anne-Laure Porée)

Vann Nath, survivant de S21, inaugure en ce lundi 29 juin 2009 une série d’audiences avec les rescapés du centre de torture. Le récit de ce qui est arrivé à cet homme de 63 ans, depuis son arrestation en décembre 1977 jusqu’à sa libération en janvier 1979, a remué le public venu en nombre. Malheureusement, la cour n’était pas à la hauteur du témoin qu’elle entendait.

lundi 29 juin 2009

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Vann Nath, survivant de S21, inaugure en ce lundi 29 juin 2009 une série d’audiences avec les rescapés du centre de torture. Voici son témoignage, quasiment intégral. Ce récit retrace son histoire depuis son arrestation en décembre 1977 jusqu’à sa libération en janvier 1979.

lundi 29 juin 2009

Vann Nath

vendredi 26 juin 2009

Photo du mariage de Huy Sraé, adjoint de Duch qui avait sous sa responsabilité S24, avec Khoeun qui devint interrogatrice à S21. Dans l'ouvrage réalisé par le DC-Cam pour les classes cambodgiennes sur l'histoire du Kampuchéa démocratique, cette image est simplement légendée "mariage khmer rouge". (DC-Cam)

Sur S24, les co-procureurs et les parties civiles ont plus fait confirmer à Duch ses propos de la veille qu’obtenu des déclarations substantielles. Une dimension de S24 a peut-être été passée sous silence : celle d’une prison sans murs où étaient aussi « forgés » certains membres du personnel de S21.

jeudi 25 juin 2009

Duch

mercredi 24 juin 2009

Duch a reconnu qu'il avait envoyé 160 enfants de Prey Sâr directement à Choeung Ek où a été construit ce monument, rempli de crânes, en hommage aux victimes. (Anne-Laure Porée)

Au tribunal de Kambol, le sujet du jour était la prison de Prey Sâr, qui constituait une partie de S21, placée sous l’autorité de Duch au même titre que les charniers de Choeung Ek. A Prey Sâr étaient envoyés des personnes devant être « rééduquées », selon le vocabulaire khmer rouge. Les juges ont planché. Voici comment les réponses qu’ils ont obtenues de l’accusé permettent d’ébaucher cette « prison sans murs ».

mardi 23 juin 2009

Nil Nonn, président de la cour

en bref

Ieng Thirith est morte

dimanche 23 août 2015

L’ancienne ministre des Affaires sociales du Kampuchea démocratique et ex-belle-sœur de Pol Pot, est décédée samedi 22 août à 10h30 à Païlin à l’âge de 83 ans. Elle avait été poursuivie dans le procès 002 aux côtés de son mari Ieng Sary (mort en mars 2013), Nuon Chea et Khieu Samphan pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève mais comme elle était atteinte d’une maladie dégénérative de type Alzheimer, elle avait été jugée inapte au procès et libérée en septembre 2012.

L’instruction en stand-by

mardi 17 janvier 2012

Après la démission du juge d’instruction Siegfried Blunk en octobre dernier, sous prétexte d’interférences politiques, aucun remplaçant n’a été nommé au côté du juge d’instruction cambodgien You Bunleng. La logique aurait été que le juge de réserve, le Suisse Laurent Kasper-Ansermet (en poste depuis décembre 2010), prenne le relais mais sa nomination du côté khmer, par le Conseil suprême de la magistrature tarde. La presse locale évoque un bras de fer engagé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien depuis plusieurs mois. Le juge Kasper-Ansermet estime que les raisons sont politiques car il est favorable à une instruction dans les très controversés cas 3 et 4. Pour la petite histoire, le juge You Bunleng qui refuse de collaborer avec le juge suisse tant qu’il n’est pas nommé officiellement par l’institution cambodgienne, siège justement au Conseil suprême de la magistrature…

Ieng Thirith : pas de libération, son état sera réévalué dans six mois

mardi 13 décembre 2011

La cour suprême avait prévenu qu’elle avait besoin d’un délai, elle a poussé jusqu’en fin de journée ce 13 décembre avant de rendre publique sa décision de ne pas relâcher Ieng Thirith et de réévaluer l’état de santé de l’accusée dans six mois. Pour rappel, la chambre de première instance avait considéré que Ieng Thirith n’était pas en état d’être jugée, compte tenu de sa santé (elle est atteinte d’une maladie de type Alzheimer) mais n’avait pu se déterminer sur quoi faire : la relâcher, la faire traiter pour tenter d’améliorer son état…
La cour suprême considère qu’un traitement médical doit être tenté sur une période de six mois, selon les recommandations du Pr Campbell. Elle déplore que toutes les mesures possibles n’aient pas été explorées pour améliorer la santé mentale de l’accusée.
La cour estime qu’une amélioration est peut-être accessible dans le temps nécessaire à la procédure. Si une hospitalisation est nécessaire pour l’administration du traitement, elle sera prise en charge par les CETC.
Le 13 décembre, une paysanne déclarait au tribunal : «Je ne comprends pas, j’ai beaucoup plus souffert de la faim que Ieng Thirith sous les Khmers rouges, j’ai beaucoup plus souffert de la faim qu’elle après les Khmers rouges, elle, elle mangeait bien avec les Khmers rouges. Pourquoi elle perd la mémoire et pas moi?» Pour nombre de Cambodgiens, la libération potentielle de Ieng Thirith serait incompréhensible.

CETC, demandez le programme !

mercredi 7 décembre 2011

La confusion régnait déjà le 6 décembre sur l’agenda de la cour, elle s’est prolongée ce mercredi 7 décembre. Klan Fit, partie civile venue du Ratanakiri, n’était pas en forme ce matin. Il n’a donc pas fini de répondre aux questions. Les juges sont passés à Romam Yun, autre partie civile venue du Ratanakiri. Mais après les questions du co-avocat principal des parties civiles et des co-procureurs, il était déjà midi, l’heure sacrée de la pause déjeuner. «Ahhhhh!» soupire alors le président Nil Nonn en regardant sa montre. «Le temps file et il reste encore beaucoup de choses à faire. Le déroulement de la procédure diffère un peu de ce que la chambre avait envisagé…»
Empêtré dans l’agenda ? Non… Le président décide, ça sauve les apparences. La défense n’a pas encore posé ses questions mais le président invite Romam Yun à revenir plus tard. Quand ? Aucune précision n’est donnée. Klan Fit devra revenir lui aussi. La défense ne l’a pas non plus interrogé. La priorité du jour est donnée à l’audition de Long Narin, qui a un état de santé fragile et qui doit être entendu en visio conférence.
En cas de problème, «quel est le plan B?», demande l’avocat de Nuon Chea, Andy Ianuzzy. Pas de plan B, tranche la juge Silvia Cartwright. «Il faut faire preuve de souplesse.»
La seule chose claire pendant ces deux jours c’est que l’accusation et les avocats des parties civiles cherchent à démontrer, par leurs questions, que la politique des Khmers rouges était en application dans les zones sous leur contrôle avant 1975.

La cour suprême ne tient pas les délais

mardi 6 décembre 2011

Cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath. (Anne-Laure Porée)

Tandis que se déroule ce mardi la cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath (photo), la cour suprême des CETC, qui avait promis un jugement final pour Duch avant la fin 2011 et l’a repoussé au 3 février 2012, accuse aujourd’hui un nouveau délai concernant Ieng Thirith. La cour suprême, saisie par le bureau des procureurs, avait quinze jours pour se prononcer sur le cas de l’ancienne ministre de l’Action sociale, que les magistrats de la chambre de première instance estiment inapte à être jugée. La cour suprême ne rendra pas sa décision dans le délai imparti, elle a repoussé à la date du 13 décembre en invoquant des «circonstances exceptionnelles». Le cas est complexe disent les juges…

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