{"id":794,"date":"2009-08-17T12:54:50","date_gmt":"2009-08-17T05:54:50","guid":{"rendered":"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/?p=794"},"modified":"2010-12-02T00:02:56","modified_gmt":"2010-12-01T17:02:56","slug":"quand-les-morts-ont-une-voix-duch-se-tait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/?p=794","title":{"rendered":"Quand les morts ont une voix, Duch se tait"},"content":{"rendered":"<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_795\" aria-describedby=\"caption-attachment-795\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-795\" title=\"17-08-09-martine-lefeuvre\" src=\"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-martine-lefeuvre.jpg\" alt=\"Martine Lefeuvre a pos\u00e9 avec force la voix des parties civiles. (Anne-Laure Por\u00e9e)\" width=\"400\" height=\"519\" srcset=\"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-martine-lefeuvre.jpg 400w, https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-martine-lefeuvre-231x300.jpg 231w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-795\" class=\"wp-caption-text\">Martine Lefeuvre a pos\u00e9 avec force la voix des parties civiles. (Anne-Laure Por\u00e9e)<\/figcaption><\/figure>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p>Martine Lefeuvre est une femme \u00e9l\u00e9gante qui ne fait pas ses 56 ans. Le regard d\u00e9cid\u00e9, la voix pos\u00e9e et calme, elle commence \u00e0 raconter \u00e0 la cour sa rencontre avec Ouk Ket, son mari, diplomate cambodgien rentr\u00e9 \u00e0 Phnom Penh \u00e0 la demande des autorit\u00e9s du Kampuch\u00e9a d\u00e9mocratique et incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 S21 le 15 juin 1977, quelques jours apr\u00e8s son atterrissage. Il y sera ex\u00e9cut\u00e9 apr\u00e8s six mois de torture, le 9 d\u00e9cembre 1977.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p>Martine Lefeuvre rencontre le fils du majordome du prince Sihanouk, Ouk Ket, en France en 1970.\u00a0 Mari\u00e9s en octobre 1971, ils vont construire leur vie de famille \u00e0 Dakar au S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 Ouk Ket est nomm\u00e9 3<sup>e<\/sup> secr\u00e9taire d&rsquo;Ambassade du Cambodge en d\u00e9cembre 1971. Sur ce qu&rsquo;elle appelle \u00ab\u00a0la terre d&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb, Martine Lefeuvre donne naissance \u00e0 Makara en 1973 et \u00e0 Neary en 1975. Le bonheur dure sept ans. En 1977, un courrier rappelle Ouk Ket \u00e0 Phnom Penh. Il est motiv\u00e9 parce qu&rsquo;il veut participer \u00e0 la reconstruction de son pays. Il aurait souhait\u00e9 \u00eatre enseignant, glisse Martine Lefeuvre. La petite famille quitte donc Dakar, rejoint Paris puis le Mans o\u00f9 la m\u00e8re et ses enfants attendront le feu vert pour suivre Ouk Ket au Cambodge. Le 7 juin 1977, il s&rsquo;envole, il ne reverra ni sa femme, ni ses enfants.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Le silence et la solitude<\/strong><\/p>\n<p>Parmi les traces qui restent du trajet de son mari\u00a0: les deux derni\u00e8res cartes post\u00e9es de Singapour et de P\u00e9kin. Puis les nouvelles n&rsquo;arrivent plus. Un silence terrible s&rsquo;installe. Elle embarque ses deux enfants jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ambassade de Chine \u00e0 Paris en qu\u00eate de nouvelles. L&rsquo;homme \u00e0 qui elle montre la photo d&rsquo;Ouk Ket ne trouve rien de mieux \u00e0 faire que de v\u00e9rifier aupr\u00e8s de Makara qu&rsquo;il reconna\u00eet la personne sur la photo. Apr\u00e8s quoi le blocus est total \u00e0 l&rsquo;ambassade. Martine Lefeuvre ne l&rsquo;a pas dig\u00e9r\u00e9. \u00ab\u00a0Ket \u00e9tait \u00e0 Toul Sleng, il \u00e9tait encore vivant, on aurait encore pu faire quelque chose.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Les mensonges des hauts fonctionnaires<\/strong><\/p>\n<p>Courant 1978, elle saisit Amnesty International et la Croix rouge internationale mais n&rsquo;apprend rien. D\u00e9but 1979, elle fonce en Suisse questionner Chan Youran, une des t\u00eates du\u00a0 minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res khmer rouge et ancien ambassadeur du S\u00e9n\u00e9gal, de passage avec une d\u00e9l\u00e9gation cambodgienne. Il assure que Ket allait bien avant son d\u00e9part, Martine Lefeuvre flaire le mensonge \u00e9hont\u00e9. Elle \u00e9crit \u00e0 Sihanouk qui la renvoie sur Chan Youran ou Thiounn Prasidh (directeur Asie du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res sous le Kampuch\u00e9a d\u00e9mocratique puis, apr\u00e8s 1979, ambassadeur du KD \u00e0 l&rsquo;Onu) mais elle conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 la r\u00e9ponse. Lors d&rsquo;une conf\u00e9rence en d\u00e9cembre 1979, Thiounn Prasidh lui conseille\u00a0: \u00ab\u00a0N&rsquo;hypoth\u00e9quez pas votre vie pour lui\u00a0\u00bb. Elle en reste abasourdie.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;annonce de la mort \u00e0 S21<\/strong><\/p>\n<p>Fin d\u00e9cembre 1979, Martine Lefeuvre s&rsquo;envole pour le camp de r\u00e9fugi\u00e9s de Khao I Dang en Tha\u00eflande. Elle y retrouve quelques amis parmi lesquels Ong Thong Hoeung (l&rsquo;auteur de <em>J&rsquo;ai cru aux Khmers rouges<\/em>) qui lui d\u00e9crit les camps de r\u00e9\u00e9ducation, les conditions de vie sous les Khmers rouges, et l&rsquo;informe que pendant les quatre mois o\u00f9 il s&rsquo;est plong\u00e9 dans les archives de S21 apr\u00e8s la chute de Phnom Penh, il y a d\u00e9couvert le nom de Ouk Ket dans les listes de prisonniers. La jeune femme est an\u00e9antie. Elle rentre en France en se demandant comment elle va annoncer \u00e0 ses enfants qu&rsquo;ils vont devoir grandir sans leur papa. Il lui faudra une semaine, et les questions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es des petits qui r\u00e9clament leur p\u00e8re pour qu&rsquo;elle leur dise la v\u00e9rit\u00e9. A la barre, elle est d\u00e9chir\u00e9e par ce souvenir et la r\u00e9alit\u00e9 crue, dure, insoutenable que ses enfants ont d\u00fb affronter.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Le cauchemar de la visite \u00e0 Toul Sleng<\/strong><\/p>\n<p>En 1991, Martine Lefeuvre et ses enfants s&rsquo;envolent pour le Cambodge o\u00f9 ils ont retrouv\u00e9 la famille de Ket. Quatre sur onze des membres de la famille ont surv\u00e9cu au r\u00e9gime et vivent dans le plus grand d\u00e9nuement. Le 18 juillet de cette m\u00eame ann\u00e9e reste dans la m\u00e9moire de Martine Lefeuvre et de ses enfants comme un jour de cauchemar. Ils se rendent au mus\u00e9e de Toul Sleng. \u00ab\u00a0Quand nous arrivons \u00e0 cet endroit, nous sommes pris par l&rsquo;horreur.\u00a0Nous scrutons les photographies en y cherchant le visage de Ket. Nous ne le trouvons pas mais j&rsquo;y reconnais le visage de Cambodgiens connus \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.\u00a0\u00bb La tristesse est profonde, la col\u00e8re immense.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Ligne 43<\/strong><\/p>\n<p>Dans les jours qui suivent ils vont \u00e0 Choeung Ek. Devant le mausol\u00e9e aux cr\u00e2nes, ils se disent que celui de Ket est parmi tous ceux-l\u00e0. Puis ils retournent \u00e0 S21 pour trouver une trace de lui. Dans les dossiers qu&rsquo;ils ouvrent au hasard, ils tombent sur une liste de 301 personnes ex\u00e9cut\u00e9es le 9 d\u00e9cembre 1977. \u00ab\u00a0Le nom de Ouk Ket figure \u00e0 la ligne 43\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Martine Lefeuvre. Alors m\u00e9thodiquement, elle photographie les t\u00eates \u00e0 la direction de cette machine infernale. \u00ab\u00a0Rien qu&rsquo;\u00e0 voir leur visage, je me dis que Ket a d\u00fb passer de sales moments.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Je d\u00e9cide que ce crime ne restera pas impuni\u00a0\u00bb, poursuit-elle. Pendant les ann\u00e9es qui suivent, elle accumule les preuves, les bribes de traces, elle s&rsquo;accroche au processus judiciaire qui se met lentement en place et qui l&rsquo;am\u00e8ne aujourd&rsquo;hui devant le tribunal.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Le deuil impossible<\/strong><\/p>\n<p>Elle dessine un portrait amoureux de Ket, homme \u00ab\u00a0brillant intellectuellement\u00a0\u00bb. Elle rend hommage \u00e0 sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, \u00e0 son sourire khmer, \u00e0 son temp\u00e9rament \u00e0 la fois calme et jovial, au p\u00e8re \u00ab\u00a0extr\u00eamement affectueux et attentionn\u00e9\u00a0\u00bb qu&rsquo;il \u00e9tait et \u00e0 tout ce pourquoi il \u00e9tait dou\u00e9. Puis tout bascule. Sa femme d\u00e9crit dans des mots crus et tranchants la descente aux enfers qu&rsquo;elle a reconstruite au fil du temps\u00a0: \u00ab\u00a0Il a \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9, emmen\u00e9 dans un camion, frapp\u00e9 au visage comme le montre la photographie que nous avons retrouv\u00e9e, attach\u00e9 comme un esclave \u00e0 une barre de fer dans une cellule insalubre.\u00a0\u00bb Elle d\u00e9nonce l&rsquo;absence de droits fondamentaux, l&rsquo;absence de nourriture, de soins, d&rsquo;hygi\u00e8ne, les tortures \u00ab\u00a0par des sbires aux m\u00e9thodes nazies\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0l&rsquo;acharnement pendant six mois\u00a0\u00bb. Elle imagine son mari \u00ab\u00a0mort \u00e0 petit feu, dans le secret le plus absolu, dans la solitude\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Depuis 32 ans, l&rsquo;absence de Ket nous est insupportable\u00a0!\u00a0\u00bb Puis elle vacille\u00a0: \u00ab\u00a0La souffrance de Ket a \u00e9t\u00e9 et est toujours notre souffrance. Loin de s&rsquo;estomper avec le temps, je peux vous dire qu&rsquo;elle est de plus en plus pr\u00e9gnante.\u00a0\u00bb Le deuil est impossible. \u00ab\u00a0A ce jour, nous n&rsquo;avons toujours pas de restitution de corps, nous n&rsquo;avons pas eu de s\u00e9pulture pour Ket, je n&rsquo;ai pas eu de papiers des autorit\u00e9s cambodgiennes. Le r\u00e9sultat pour moi c&rsquo;est une faillite humaine totale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Duch \u00ab\u00a0aurait d\u00fb se supprimer\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Martine Lefeuvre est venue \u00ab\u00a0demander justice\u00a0\u00bb, elle est venue \u00ab\u00a0restaurer la dignit\u00e9 de Ket bafou\u00e9e \u00e0 S21\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0rafra\u00eechir la m\u00e9moire \u00e0 quelqu&rsquo;un d&rsquo;amn\u00e9sique\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L&rsquo;instigateur de ces tueries est un intellectuel qui aurait pu enrayer le processus d&rsquo;extermination. Il a fait des \u00e9tudes. [&#8230;] Or il a fait torturer et assassiner 17\u00a0000 personnes qu&rsquo;on a r\u00e9pertori\u00e9es, on ne compte pas toutes celles qui ne l&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9. Pour moi il aurait d\u00fb se supprimer lui-m\u00eame parce qu&rsquo;il avait peur de mourir lui-m\u00eame, ce n&rsquo;\u00e9tait pas une raison pour continuer \u00e0 torturer et assassiner. Il y a comme une disproportion entre la peur de mourir soi-m\u00eame et le nombre de personnes tu\u00e9es. C&rsquo;est irrecevable pour moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0S&rsquo;\u00e9clater dans un sale boulot\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;accus\u00e9, qu&rsquo;elle ne nomme jamais, est selon elle coupable avant tout de vengeance et de z\u00e8le. \u00ab\u00a0Ce professeur de math\u00e9matiques avait-il oubli\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir pour se gorger de sang, de cris des supplici\u00e9s, de cadavres pendant neuf ans\u00a0? Si \u00e7a ne s&rsquo;appelle pas s&rsquo;\u00e9clater dans un sale boulot, dites-moi \u00e0 quoi cela ressemble. Pour moi c&rsquo;\u00e9tait un fonctionnement, la mort des autres \u00e9tait sa nourriture quotidienne.\u00a0\u00bb Elle r\u00e9clame la peine maximale.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Une m\u00e9diath\u00e8que Ouk Ket en r\u00e9paration<\/strong><\/p>\n<p>Elle appelle aussi \u00e0 rendre leur dignit\u00e9 aux sites de Toul Sleng et Choeung Ek en garantissant la propret\u00e9 des lieux. Elle attend du tribunal un impact p\u00e9dagogique \u00ab\u00a0afin que les jeunes g\u00e9n\u00e9rations int\u00e8grent bien que ce sont des Khmers qui ont tu\u00e9 des Khmers, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de place pour le n\u00e9gationnisme. Ces faits sont ind\u00e9niables et av\u00e9r\u00e9s.\u00a0\u00bb Pour rendre sa dignit\u00e9 \u00e0 son mari comme au peuple cambodgien, pour apaiser le chagrin de sa famille en faisant le pari de l&rsquo;\u00e9ducation et de la culture, pour r\u00e9concilier les jeunes g\u00e9n\u00e9rations avec cette partie tragique de l&rsquo;histoire khm\u00e8re, Martine Lefeuvre propose l&rsquo;ouverture d&rsquo;une m\u00e9diath\u00e8que au nom de Ouk Ket, dans le quartier o\u00f9 il a grandi \u00e0 Phnom Penh. Un lieu paisible, ouvert \u00e0 tous o\u00f9 contrairement \u00e0 Toul Sleng ou Choeung Ek , qu&rsquo;elle qualifie de \u00ab\u00a0hontes de l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, construire sera possible.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Une v\u00e9rit\u00e9 historique\u00a0\u00bb, Duch en version courte<\/strong><\/p>\n<p>Retranch\u00e9 dans sa carapace, Duch \u00e9coute attentivement le t\u00e9moignage poignant de Martine Lefeuvre. Il ne se lance pas dans une grande diatribe, ses observations sont rapides. \u00ab\u00a0Je voudrais ici reconna\u00eetre la biographie de votre famille comme \u00e9tant une v\u00e9rit\u00e9 historique qui restera \u00e0 jamais. Quand on voudra faire des recherches sur les souffrances, les Cambodgiens pourront lire votre d\u00e9position.\u00a0\u00bb Il r\u00e9it\u00e8re bien s\u00fbr qu&rsquo;il ne cherchera pas \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 ses responsabilit\u00e9s. Il dit ses crimes \u00ab\u00a0inexcusables\u00a0\u00bb puis demande pardon \u00e0 Mme Lefeuvre et \u00e0 tous ceux qui ont perdu leurs proches sous le r\u00e9gime khmer rouge. Ces paroles ne produisent plus l&rsquo;effet des premiers jours. Martine Lefeuvre n&rsquo;a que faire des mots de Duch. Elle a retir\u00e9 son casque de traduction pour ne pas entendre l&rsquo;accus\u00e9 dont elle n&rsquo;attend rien.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p>(Avis au lecteur : les d\u00e9positions de Ouk Neary et Robert Hamill sont en cours de r\u00e9daction)<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_803\" aria-describedby=\"caption-attachment-803\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-803\" title=\"17-08-09-chams-en-priere\" src=\"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-chams-en-priere.jpg\" alt=\"Dans le public du tribunal ce lundi 17 ao\u00fbt, de nombreux Chams amen\u00e9s par le Centre de documentation du Cambodge. A midi, ils font leurs ablutions et entament leur pri\u00e8re sur le petit espace de pelouse devant la salle d'audience. (Anne-Laure Por\u00e9e)\" width=\"400\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-chams-en-priere.jpg 400w, https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2009\/08\/17-08-09-chams-en-priere-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-803\" class=\"wp-caption-text\">Dans le public du tribunal ce lundi 17 ao\u00fbt, de nombreux Chams amen\u00e9s par le Centre de documentation du Cambodge. A midi, ils font leurs ablutions et entament leur pri\u00e8re sur le petit espace de pelouse devant la salle d&#39;audience. (Anne-Laure Por\u00e9e)<\/figcaption><\/figure>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Martine Lefeuvre, sa fille Ouk Neary, et Robert Hamill \u00e9taient les trois parties civiles entendues ce lundi 17 ao\u00fbt. Les r\u00e9cits de leurs vies d\u00e9vast\u00e9es par la disparition d\u2019un membre de leur famille \u00e0 S21 ouvrent une nouvelle phase du proc\u00e8s. Dans ces d\u00e9positions \u00e9prouvantes les cas sont concrets, les d\u00e9clarations de Duch assumant ses responsabilit\u00e9s ne font plus l\u2019effet des premiers jours. Les choix de l\u2019accus\u00e9 sont remis en cause. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":795,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[17],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/794"}],"collection":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=794"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/794\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1124,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/794\/revisions\/1124"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/795"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=794"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=794"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=794"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}