{"id":996,"date":"2010-01-19T01:15:09","date_gmt":"2010-01-18T18:15:09","guid":{"rendered":"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/?p=996"},"modified":"2010-12-01T23:38:58","modified_gmt":"2010-12-01T16:38:58","slug":"%c2%ab-about-my-father-%c2%bb-un-pont-entre-les-cambodgiens-et-la-justice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/?p=996","title":{"rendered":"\u00ab About my father \u00bb, un pont entre les Cambodgiens et la justice"},"content":{"rendered":"<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_997\" aria-describedby=\"caption-attachment-997\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-997\" title=\"10-01-19-about-my-father\" src=\"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-about-my-father.jpg\" alt=\"Sunthary Phung-Guth, entre l'ancien interrogateur Prak Kh\u00e2n (\u00e0 gauche) et l'ancien chef de gardes Him Houy. Un face-\u00e0-face tendu. (DR)\" width=\"400\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-about-my-father.jpg 400w, https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-about-my-father-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-997\" class=\"wp-caption-text\">Sunthary Phung-Guth, entre l&#39;ancien interrogateur Prak Kh\u00e2n (\u00e0 gauche) et l&#39;ancien chef de gardes Him Houy. Un face-\u00e0-face tendu. (DR)<\/figcaption><\/figure>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p>\u00ab La v\u00e9rit\u00e9. Je sais la v\u00e9rit\u00e9 sur la mort de ma tante. J&rsquo;ai vu de mes yeux la mort de mon grand-p\u00e8re et de ma grand-tante. Je connais le sort de mon oncle. De toute la lign\u00e9e. Mais je ne sais rien sur la mort de mon p\u00e8re \u00e0 Toul Sleng. \u00bb Le film \u00ab About my father \u00bb s&rsquo;ouvre sur cette confidence de Sunthary Phung-Guth, face cam\u00e9ra. D&#8217;embl\u00e9e il se pr\u00e9sente comme un r\u00e9cit sur la qu\u00eate personnelle et la demande de justice de cette femme qui cherche des r\u00e9ponses pour pouvoir faire le deuil. A travers ce portrait sensible, Guillaume-Suon Petit a cherch\u00e9 \u00e0 illustrer le parcours long et douloureux des parties civiles qui sont pour la premi\u00e8re fois partie prenante dans un tribunal \u00e0 composante internationale.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>R\u00e9action vive aux images de propagande khm\u00e8re rouge<\/strong><br \/>\n Sunthary Phung-Guth attend des informations de Duch, ancien directeur khmer rouge de S21, mais aussi des anciens dirigeants comme Ieng Sary que ses parents connaissaient. Elle sera donc partie civile dans le proc\u00e8s num\u00e9ro 2. En m\u00e9moire de son p\u00e8re, Phung Ton, \u00e9minent professeur de droit, recteur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Phnom Penh, mort \u00e0 S21 en juillet 1977 apr\u00e8s six mois de d\u00e9tention.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9activer les souvenirs de la p\u00e9riode khm\u00e8re rouge, Guillaume-Suon Petit demande \u00e0 Sunthary Phung-Guth de d\u00e9crire l&rsquo;expulsion de Phnom Penh, photographies d&rsquo;\u00e9poque en main. Elle raconte, dans la circulation d&rsquo;une capitale aujourd&rsquo;hui bruyante, comment sa famille a quitt\u00e9 la ville sous la surveillance des hommes en noir, comment elle a compris plus tard qu&rsquo;ils \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab ennemis \u00bb. Des archives de films de propagande khm\u00e8re rouge tourn\u00e9s sur les grands chantiers de digue ou de construction accompagn\u00e9s au son par des chants r\u00e9volutionnaires rappellent la mise en esclavage de la population, \u00e0 laquelle Sunthary Phung-Guth, alors jeune femme de 19 ans, dut se soumettre. Dans la salle d&rsquo;audience, le public r\u00e9agit vivement aux images de propagande, les pointe du doigt et les commentent. Un homme glisse : \u00ab \u00e7a, c&rsquo;est la propagande khm\u00e8re rouge, mais dans la r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait pas comme \u00e7a. \u00bb<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Tout ram\u00e8ne au p\u00e8re<\/strong><br \/>\n Fouiller son propre pass\u00e9 conduit Sunthary Phung-Guth \u00e0 retourner dans la province de Krati\u00e9 o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e par les Khmers rouges. Elle reconna\u00eet un barrage et la digue de ses cauchemars. Une femme l&rsquo;accompagne, une ancienne cadre khm\u00e8re rouge de la r\u00e9gion, qui lui r\u00e9v\u00e8le les consignes de l&rsquo;Angkar \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque : ils pouvaient faire ce qu&rsquo;ils voulaient des \u00ab 17 Avril \u00bb, ceux qui venaient de la ville&#8230; La pilule est am\u00e8re pour Sunthary Phung-Guth mais sa propre souffrance passe au second plan. Ce qui la mine n&rsquo;est pas son v\u00e9cu \u00e0 elle mais la disparition de son p\u00e8re.<br \/>\n D\u00e8s lors le film se recentre sur Toul Sleng, la d\u00e9couverte de la photo du d\u00e9tenu num\u00e9ro 17, Phung Ton, par hasard, et les traces qu&rsquo;il reste de lui aujourd&rsquo;hui dans les archives de S21. Apr\u00e8s une \u00e9chapp\u00e9e dans la maison familiale o\u00f9 eut lieu le dernier au revoir au p\u00e8re, direction le tribunal.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Le proc\u00e8s de Duch en archives<\/strong><br \/>\n Les archives du proc\u00e8s num\u00e9ro 1 pr\u00e9sentent un extrait d&rsquo;audience pendant laquelle Duch, ancien \u00e9l\u00e8ve de Phung Ton, d\u00e9clare aux juges qu&rsquo;il ignorait la pr\u00e9sence de son professeur \u00e0 S21. La seule information qu&rsquo;il d\u00e9duit concernant le disparu, c&rsquo;est que son corps a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 au sein du complexe S21, quelque part autour de l&rsquo;actuel mus\u00e9e du g\u00e9nocide, s&rsquo;il a bien \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 \u00e0 Phnom Penh. Pi\u00e8tre consolation pour la famille.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_998\" aria-describedby=\"caption-attachment-998\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-998\" title=\"10-01-19-projo-film-au-tribunal\" src=\"http:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-projo-film-au-tribunal.jpg\" alt=\"Le public a r\u00e9agi vivement aux images d'archives de la propagende khm\u00e8re rouge, aux images d'archives montrant les charniers de Ch\u0153ung Ek apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime mais aussi aux peintures de Vann Nath, rescap\u00e9 de S21. (Anne-Laure Por\u00e9e) \" width=\"400\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-projo-film-au-tribunal.jpg 400w, https:\/\/proceskhmersrouges.net\/wp-content\/uploads\/2010\/01\/10-01-19-projo-film-au-tribunal-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-998\" class=\"wp-caption-text\">Le public a r\u00e9agi vivement aux images d&#39;archives de la propagande khm\u00e8re rouge, aux images d&#39;archives montrant les charniers de Ch\u0153ung Ek apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime mais aussi et surtout aux peintures de Vann Nath, rescap\u00e9 de S21. (Anne-Laure Por\u00e9e) <\/figcaption><\/figure>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Le choc des peintures de Vann Nath<\/strong><br \/>\n La qu\u00eate se poursuit. Sunthary Phung-Guth suit la piste indiqu\u00e9e par Duch lui-m\u00eame dans une lettre qu&rsquo;il lui a fait transmettre par son avocat Kar Savuth en plein proc\u00e8s, avant m\u00eame qu&rsquo;elle ait d\u00e9pos\u00e9 devant la cour. D\u00e9cid\u00e9e \u00e0 en savoir plus, elle explore cette piste malgr\u00e9 sa d\u00e9fiance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;accus\u00e9. Elle rencontre les anciens membres du personnel de S21 que Duch lui indique. Son face-\u00e0-face avec Prak Kh\u00e2n, ancien interrogateur, et Him Houy, ancien chef de gardes, constitue un moment fort du film pendant lequel la tension, palpable, ne baisse pas d&rsquo;un cran. Prak Kh\u00e2n et Him Houy ne r\u00e9v\u00e8lent aucun d\u00e9tail sur Phung Ton, ils ne le reconnaissent pas sur les photos qui leur sont pr\u00e9sent\u00e9es. Mais ils racontent comment \u00e9taient trait\u00e9s les prisonniers, comment ils \u00e9taient tortur\u00e9s.<\/p>\n<p>Leurs mots d\u00e9crivent l&rsquo;horreur, comme des couperets. Mais lorsque les peintures du rescap\u00e9 de S21 Vann Nath illustrent en images les propos des anciens bourreaux, un malaise parcourt la salle comme en ce jour du 29 juin 2010 o\u00f9 il t\u00e9moignait devant les juges. L&rsquo;effet de ses tableaux sur le public est saisissant. Par ses repr\u00e9sentations, Vann Nath bouleverse les villageois qui l\u00e2chent \u00e0 haute voix leurs commentaires r\u00e9probateurs contre les auteurs des crimes. Les enfants arrach\u00e9s \u00e0 leur m\u00e8re par les Khmers rouges, insupportable. Leur massacre, insoutenable. Un \u00ab tut tut tut tut tut \u00bb r\u00e9sonne. Les images d&rsquo;archives montrant les fosses de Ch\u0153ung Ek film\u00e9es en 1979 provoquent la m\u00eame r\u00e9action \u00e9pidermique.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Un documentaire p\u00e9dagogique<\/strong><br \/>\n A travers le cas particulier de Sunthary Phung-Guth, \u00e0 travers son regard, le documentaire aborde nombre de questions essentielles : que peuvent reconstruire les familles sur la disparition de leurs proches ?, qu&rsquo;est-ce que la m\u00e9moire ?, comment la r\u00e9activer ?, la justice est-elle utile ?, \u00e0 quoi sert-elle ?, la r\u00e9conciliation est-elle possible ?, les bourreaux de S21 avaient-ils le choix ?, Duch est-il sinc\u00e8re ?&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;attention particuli\u00e8rement soutenue que le public porte aux propos des anciens Khmers rouges, comme Duch ou Mam Nay (ancien chef d&rsquo;un groupe d&rsquo;interrogateurs), prouve \u00e0 quel point la parole des bourreaux est fondamentale pour comprendre ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. Cependant le documentaire prend soin de toujours contrer cette parole par un regard critique, celui d&rsquo;une victime directe comme Vann Nath, ou celui de Sunthary Phung-Guth. Cette r\u00e9partie sonne comme un avertissement au spectateur : il ne faut jamais se contenter du point de vue khmer rouge.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00ab L&rsquo;histoire de cette femme, c&rsquo;est mon histoire \u00bb<\/strong><br \/>\n Hors de la salle d&rsquo;audience, apr\u00e8s la projection du film, j&rsquo;engage la conversation avec un groupe de femmes de Svay Rieng. Je me demande dans quelle mesure elles adh\u00e8rent \u00e0 la qu\u00eate de Sunthary Phung-Guth, une femme de la ville, avec un haut niveau d&rsquo;\u00e9ducation, qui parle fran\u00e7ais&#8230; Yeay Meth, qui ne para\u00eet pas ses plus de 60 ans, coupe court \u00e0 mes a priori : \u00ab L&rsquo;histoire de cette femme, c&rsquo;est mon histoire. Moi aussi je cherche mes parents disparus. Ce matin, lorsque nous avons visit\u00e9 S21, j&rsquo;ai cherch\u00e9 leur photo sur les panneaux de Toul Sleng. Je ne les ai pas trouv\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>Dans la foul\u00e9e, Yeay Meth et ses amies racontent ce qu&rsquo;elles ont v\u00e9cu sous les Khmers rouges. Elles miment des sc\u00e8nes auxquelles elles ont assist\u00e9, l&rsquo;autorit\u00e9 hargneuse des soldats de l&rsquo;Angkar, l&rsquo;absence de piti\u00e9 et les morts. Rest\u00e9es sous le choc des peintures de Vann Nath, elles en viennent \u00e0 d\u00e9crire leurs angoisses du quotidien. Elles \u00e9voquent en particulier les attouchements dont elles \u00e9taient l&rsquo;objet. Cette effusion de souvenirs indique que le film atteint un de ses objectifs : lib\u00e9rer la parole sur le pass\u00e9 khmer rouge. Distribuant du b\u00e9tel \u00e0 ses amies, Yeay Meth devient intarissable. Autour d&rsquo;elle, discr\u00e8tement, des villageoises plus jeunes approchent leur chaise et tendent l&rsquo;oreille au r\u00e9cit anim\u00e9 de leur a\u00een\u00e9e.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>Filiation assum\u00e9e avec Rithy Panh<\/strong><br \/>\n \u00ab About my father \u00bb s&rsquo;inscrit dans le sillon du film de Rithy Panh \u00ab S21 la machine de mort khm\u00e8re rouge \u00bb. Beaucoup de protagonistes en commun, m\u00eame lieu, m\u00eame sujet, parfois m\u00eames m\u00e9thodes. La filiation est revendiqu\u00e9e : \u00ab Sunthary Phung-Guth m&rsquo;avait confi\u00e9 avoir entam\u00e9 ses recherches et constitu\u00e9 un dossier sur son p\u00e8re apr\u00e8s avoir vu &lsquo;S21&rsquo;, explique Rithy Panh. Je vois le film de Guillaume-Suon comme une prolongation, sur un autre plan, du travail entam\u00e9 dans &lsquo;S21&rsquo;. Il a travaill\u00e9 presque un an en parall\u00e8le du proc\u00e8s, il s&rsquo;est plong\u00e9 dans l&rsquo;histoire de son pays et dans celle de Sunthary. Qu&rsquo;un jeune cin\u00e9aste cambodgien porte ce projet avec une \u00e9quipe cambodgienne de sa g\u00e9n\u00e9ration, cela signifie pour moi un chose essentielle : une transmission est en cours. \u00bb<\/p>\n<p>Guillaume-Suon Petit assume lui aussi la filiation : \u00ab C&rsquo;est mon premier documentaire. Je me suis nourri de l&rsquo;exp\u00e9rience de Rithy Panh et de celle de son \u00e9quipe. Sur un tel sujet, on se r\u00e9f\u00e8re, parfois sans le vouloir, \u00e0 celui qui fait le mieux les choses. Par exemple, la s\u00e9quence qui r\u00e9unit Sunthary avec Prak Kh\u00e2n et Him Houy \u00e0 S21 n&rsquo;\u00e9tait pas celle pr\u00e9vue au d\u00e9part. Mais quand je filmais ces protagonistes individuellement, chez eux, \u00e7a ne marchait pas. Quand ils sont ensemble \u00e0 S21, face \u00e0 Sunthary, cela n&rsquo;a plus rien \u00e0 voir. J&rsquo;ai tent\u00e9 mes propres exp\u00e9riences avant de revenir \u00e0 cette technique, qui r\u00e9sulte d&rsquo;ann\u00e9es de travail de Rithy Panh. J&rsquo;aurais \u00e9t\u00e9 idiot de ne pas m&rsquo;en inspirer. \u00bb Dans le dialogue instaur\u00e9 avec son a\u00een\u00e9, Guillaume-Suon Petit s&rsquo;est toujours senti totalement libre sur la forme et sur la fa\u00e7on de traiter le fond. \u00ab La pr\u00e9sence de Rithy Panh s&rsquo;est surtout manifest\u00e9e sur les questions d&rsquo;\u00e9thique et la v\u00e9rification des informations \u00bb, confie-t-il.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><strong>S\u00e9lectionn\u00e9 au Fipa<\/strong><br \/>\n \u00ab About my father \u00bb, r\u00e9alis\u00e9 avec le soutien de la fondation Soros, du Centre de ressources audiovisuelles Bophana et Bophana production est le premier film cambodgien s\u00e9lectionn\u00e9 par le Fipa, le Festival international de programmes audiovisuels. Il sera en comp\u00e9tition \u00e0 Biarritz, en France, dans la section \u00ab documentaires de cr\u00e9ation \u00bb laquelle se d\u00e9roule du 26 au 31 janvier.<\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><br class=\"spacer_\" \/><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #99cc00;\">Pour info :<\/span><\/span> Le Centre Bophana organise une projection sp\u00e9ciale le samedi 30 janvier \u00e0 18 h 30 qui sera pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par le court-m\u00e9trage \u00ab Testimonal therapy, a path towards justice and healing \u00bb. Coproduit avec Bophana Production et Transcultural Psychosocial Organisation (TPO), avec le soutien du Rehabilitation and Research Centre for Torture Victims (RCT), ce film de 14&prime; (\u00e0 l&rsquo;initiative de Judith Strasser de TPO) montre une approche novatrice pour la gu\u00e9rison des traumatismes : les survivants du r\u00e9gime khmer rouge reconstituent leurs souvenirs traumatiques et les convertissent en un t\u00e9moignage qui est prononc\u00e9 au cours d&rsquo;une c\u00e9r\u00e9monie bouddhiste. Cette pratique permet aux survivants de retrouver leur dignit\u00e9 et d&rsquo;apaiser les esprits des morts.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab About my father \u00bb raconte le combat d\u2019une partie civile pour conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9 sur la mort de son p\u00e8re \u00e0 S21, avant, pendant et en dehors du proc\u00e8s de Duch. Ce documentaire de 52\u2019 r\u00e9alis\u00e9 par Guillaume-Suon Petit a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 dans la salle d\u2019audience du tribunal mardi 19 janvier \u00e0 plus de 300 villageois de Svay Rieng venus avec les bus des CETC visiter le mus\u00e9e Toul Sleng puis les Chambres extraordinaires. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":997,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[17],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/996"}],"collection":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=996"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/996\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1102,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/996\/revisions\/1102"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/997"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=996"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=996"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/proceskhmersrouges.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=996"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}