Procès des Khmers Rouges Kampot by Cleho
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jeudi 28 avril 2016

Hem Keth Dara.

La photographie de cet homme qui brandit son arme et crie est trop souvent présentée, à tort, comme celle d’un Khmer rouge. Elle a bien été prise le jour de la chute de Phnom Penh, le 17 avril 1975, mais il s’agit de Hem Keth Dara, fils d’un ministre de Lon Nol, dont l’histoire a ressurgi jeudi 28 avril 2016, lors de l’audience d’un ancien interrogateur de S21, Prak Khan.

vendredi 22 avril 2016

Confronté aux propos de plusieurs anciens membres du personnel de S21 qui ne le reconnaissent pas comme le chef de l'unité des photographes, alors que depuis des années il clame le contraire dans les médias, Nhem En a expliqué à l'avocate de Khieu Samphan qu'après sa formation en Chine (sur laquelle on continue de s'interroger) il se considérait comme davantage expert, donc comme le chef. Une réponse qui a agacé le président de la cour Nil Nonn, qui a rappelé à Nhem En combien la hiérarchie khmère rouge était stricte et combien il était peu convaincant...(CETC)

Il se dit passionné d’histoire mais marchande la moindre de ses interviews. Face aux juges et à la défense de Khieu Samphan, Nhem En, ancien photographe de S21, en a pris pour son grade. Mais il a réussi à glisser que son projet de musée sur le régime khmer rouge intéressait des investisseurs coréens.

lundi 24 août 2015

Ieng Thirith dans Kampuchea mort et renaissance. (DR)

Ce lundi 24 août a lieu à Païlin la crémation de Ieng Thirith. Pour revenir sur le parcours de l’ancienne ministre des Affaires sociales du Kampuchea démocratique, je vous propose de (re)découvrir ses propos, tenus lors d’entretiens, de discours…. En somme c’est du Ieng Thirith dans le texte. Cet article en chantier s’ouvre sur l’année 1980. Il s’étoffera au fil de mes recherches. Son principe : date, citation, source.

dimanche 23 août 2015

L'évacuation de Phnom Penh, telle que racontée par Haing Ngor, est illustrée par Yori Mochizuchi. (PROD)

La projection vendredi à Phnom Penh du film The Killing Fields of Dr Haing S. Ngor a bouleversé de nombreux Cambodgiens, émus par les épreuves qu’il a traversé, impressionnés par son charisme et par cette façon calme et ferme qu’il avait de vous plonger dans l’histoire tragique du Cambodge.

mardi 22 octobre 2013

Au cœur du discours de la défense figure cette citation de Nuon Chea : “Certains faits seulement sont pris en compte par les chambres. On ne discute ici que du corps du crocodile et pas de sa tête ni de sa queue.” (CETC)

Après trois jours durant lesquels les co-procureurs se sont livrés à une démonstration implacable sur le rôle et les responsabilités de Nuon Chea et Khieu Samphan, après qu’ils aient requis une condamnation à perpétuité, la défense de Nuon Chea prend la parole. L’avocat international Victor Koppe énonce avec la pugnacité qu’on lui connaît les irrégularités du tribunal, la partialité de l’instruction et du procès, les ingérences politiques. Il met en cause la crédibilité du tribunal qui, selon lui, n’est ni plus ni moins qu’un tribunal des vainqueurs.

mercredi 16 octobre 2013

Dans la matinée, les Cambodgiens sont au rendez-vous des plaidoiries des parties civiles. Mais l'après-midi, la salle est presque vide. Aucun diplomate de s'est déplacé, aucun officiel cambodgien. Le tribunal ne semble pas la préoccupation majeure d'un pays en proie aux inondations et à une crise politique majeure. (Anne-Laure Porée)

Du 16 au 31 octobre, les parties concluent les 212 journées d’audience consacrées aux déplacements forcés de population, aux crimes contre l’humanité associés à ces déportations, aux crimes contre ceux qui incarnaient l’ancien régime de Lon Nol et aux politiques (coopératives, centres de sécurité, persécutions religieuses, mariages forcés, génocide des Vietnamiens et des Chams…) qui ont conduit à poursuivre Nuon Chea, aujourd’hui âgé de 87 ans, et Khieu Samphan, 82 ans, pour entreprise criminelle commune. Compte tenu de l’âge des accusés, beaucoup estiment que le procès 002 n’ira pas au-delà de ce premier volet ce qui décuple les enjeux de ces plaidoiries et réquisitoire finaux.
Lors de la première journée, les avocats des parties civiles se sont emparés de ce procès symbolique. Ils ont plaidé avec fermeté et conviction. Ils n’ont eu de cesse de démontrer que les dirigeants savaient.

mardi 24 juillet 2012

Lundi 23 juillet et mardi 24 juillet, la défense de Ieng Sary a pris le relais des questions à David Chandler. C’est Michael Karnavas qui a interrogé l’historien et tenté de mettre à mal la crédibilité de l’expert.

lundi 23 juillet 2012

L’historien américain David Chandler, auteur d’ouvrages majeurs sur l’histoire du Cambodge, a inauguré mercredi 18 juillet la reprise des audiences dans le procès 002. Lundi 23 juillet, il répond aux questions de la défense de Nuon Chea. Les échanges sont d’abord courtois, respectueux mais en fin de matinée, l’expert ne s’exprime quasiment plus, pris en tenailles entre les questions de la défense et les objections de la partie adverse et des juges.

en bref

Ieng Thirith est morte

dimanche 23 août 2015

L’ancienne ministre des Affaires sociales du Kampuchea démocratique et ex-belle-sœur de Pol Pot, est décédée samedi 22 août à 10h30 à Païlin à l’âge de 83 ans. Elle avait été poursuivie dans le procès 002 aux côtés de son mari Ieng Sary (mort en mars 2013), Nuon Chea et Khieu Samphan pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève mais comme elle était atteinte d’une maladie dégénérative de type Alzheimer, elle avait été jugée inapte au procès et libérée en septembre 2012.

L’instruction en stand-by

mardi 17 janvier 2012

Après la démission du juge d’instruction Siegfried Blunk en octobre dernier, sous prétexte d’interférences politiques, aucun remplaçant n’a été nommé au côté du juge d’instruction cambodgien You Bunleng. La logique aurait été que le juge de réserve, le Suisse Laurent Kasper-Ansermet (en poste depuis décembre 2010), prenne le relais mais sa nomination du côté khmer, par le Conseil suprême de la magistrature tarde. La presse locale évoque un bras de fer engagé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien depuis plusieurs mois. Le juge Kasper-Ansermet estime que les raisons sont politiques car il est favorable à une instruction dans les très controversés cas 3 et 4. Pour la petite histoire, le juge You Bunleng qui refuse de collaborer avec le juge suisse tant qu’il n’est pas nommé officiellement par l’institution cambodgienne, siège justement au Conseil suprême de la magistrature…

Ieng Thirith : pas de libération, son état sera réévalué dans six mois

mardi 13 décembre 2011

La cour suprême avait prévenu qu’elle avait besoin d’un délai, elle a poussé jusqu’en fin de journée ce 13 décembre avant de rendre publique sa décision de ne pas relâcher Ieng Thirith et de réévaluer l’état de santé de l’accusée dans six mois. Pour rappel, la chambre de première instance avait considéré que Ieng Thirith n’était pas en état d’être jugée, compte tenu de sa santé (elle est atteinte d’une maladie de type Alzheimer) mais n’avait pu se déterminer sur quoi faire : la relâcher, la faire traiter pour tenter d’améliorer son état…
La cour suprême considère qu’un traitement médical doit être tenté sur une période de six mois, selon les recommandations du Pr Campbell. Elle déplore que toutes les mesures possibles n’aient pas été explorées pour améliorer la santé mentale de l’accusée.
La cour estime qu’une amélioration est peut-être accessible dans le temps nécessaire à la procédure. Si une hospitalisation est nécessaire pour l’administration du traitement, elle sera prise en charge par les CETC.
Le 13 décembre, une paysanne déclarait au tribunal : «Je ne comprends pas, j’ai beaucoup plus souffert de la faim que Ieng Thirith sous les Khmers rouges, j’ai beaucoup plus souffert de la faim qu’elle après les Khmers rouges, elle, elle mangeait bien avec les Khmers rouges. Pourquoi elle perd la mémoire et pas moi?» Pour nombre de Cambodgiens, la libération potentielle de Ieng Thirith serait incompréhensible.

CETC, demandez le programme !

mercredi 7 décembre 2011

La confusion régnait déjà le 6 décembre sur l’agenda de la cour, elle s’est prolongée ce mercredi 7 décembre. Klan Fit, partie civile venue du Ratanakiri, n’était pas en forme ce matin. Il n’a donc pas fini de répondre aux questions. Les juges sont passés à Romam Yun, autre partie civile venue du Ratanakiri. Mais après les questions du co-avocat principal des parties civiles et des co-procureurs, il était déjà midi, l’heure sacrée de la pause déjeuner. «Ahhhhh!» soupire alors le président Nil Nonn en regardant sa montre. «Le temps file et il reste encore beaucoup de choses à faire. Le déroulement de la procédure diffère un peu de ce que la chambre avait envisagé…»
Empêtré dans l’agenda ? Non… Le président décide, ça sauve les apparences. La défense n’a pas encore posé ses questions mais le président invite Romam Yun à revenir plus tard. Quand ? Aucune précision n’est donnée. Klan Fit devra revenir lui aussi. La défense ne l’a pas non plus interrogé. La priorité du jour est donnée à l’audition de Long Narin, qui a un état de santé fragile et qui doit être entendu en visio conférence.
En cas de problème, «quel est le plan B?», demande l’avocat de Nuon Chea, Andy Ianuzzy. Pas de plan B, tranche la juge Silvia Cartwright. «Il faut faire preuve de souplesse.»
La seule chose claire pendant ces deux jours c’est que l’accusation et les avocats des parties civiles cherchent à démontrer, par leurs questions, que la politique des Khmers rouges était en application dans les zones sous leur contrôle avant 1975.

La cour suprême ne tient pas les délais

mardi 6 décembre 2011

Cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath. (Anne-Laure Porée)

Tandis que se déroule ce mardi la cérémonie des 100 jours en hommage à Vann Nath (photo), la cour suprême des CETC, qui avait promis un jugement final pour Duch avant la fin 2011 et l’a repoussé au 3 février 2012, accuse aujourd’hui un nouveau délai concernant Ieng Thirith. La cour suprême, saisie par le bureau des procureurs, avait quinze jours pour se prononcer sur le cas de l’ancienne ministre de l’Action sociale, que les magistrats de la chambre de première instance estiment inapte à être jugée. La cour suprême ne rendra pas sa décision dans le délai imparti, elle a repoussé à la date du 13 décembre en invoquant des «circonstances exceptionnelles». Le cas est complexe disent les juges…

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